Fécafoot : l’avenir de Tombi encore menacé

Camfoot

En dépit de son élection et de sa prise de fonction à la tête de la Fécafoot en fin-septembre dernier, Tombi A Roko ne devrait pas être un président (très) serein ce vendredi 23 octobre 2015. Son mandat est de nouveau menacé suite aux recours en annulation de son élection, introduits auprès de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (Cca) du Cnosc par Brigitte Mebande et Abdouraman Hamadou. L’audience sur toutes ces affaires est prévue pour ce jour.

Le 23 octobre 2015
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Légitimation ou annulation ?

Le feuilleton de la phase postélectorale de la Fécafoot pourrait en effet connaitre un nouvel épisode. Deux scénarios probables : soit l’Assemblée générale élective ayant porté aux nues Tombi A Roko Sidiki à la tête de l’exécutif de la Fécafoot sera invalidée ; soit elle sera définitivement déclarée légitime. Dans l’un comme dans l’autre cas, il y aura des grincements de dents. Abdouraman Hamadou l’a martelé le soir de sa « victoire » du 02 octobre dernier, après l’annulation par la même Chambre de conciliation et d’arbitrage des Statuts de la Fécafoot adoptés le 05 août dernier. Le président de l’Etoile Filante de Garoua s’est appuyé sur cette décision pour introduire un nouveau recours demandant l’annulation de « l’ensemble du processus électoral organisé au sein de la Fécafoot et de ses ligues sur la base de ces Statuts illégaux », informait le premier requérant.

L’autre requête, introduite par Brigitte Mebande vise « l’annulation des travaux de l’Assemblée générale ayant abouti à l’élection de Tombi A Roko Sidiki pour moult irrégularités ». L’ancienne présidente de l’Union sportive d’Abong-Mbang s’appuie sur une récente décision de ladite Chambre qui lui a donné gain de cause dans une affaire contre Joseph Essouffou, le candidat dont la liste a été élue le 15 septembre dernier à la Ligue régionale de l’Est, pour dénoncer la participation à l’Assemblée fédérale des délégués de l’Est, comme d’une violation de l’article 78 des statuts de la Fécafoot. Il s’agit notamment de Beye Bedjel, Korondo Mbele et Alain Selema.

« L’assemblée générale du 28 septembre 2015 a violé ses dispositions statutaires ; la Fécafoot a refusé d’appliquer les directives qui conduisent et harmonisent le processus électoral ; la Fécafoot est passée outre la décision de la Chambre de conciliation et d’arbitrage du 25 septembre 2015 faisant de la liste conduite par Baninga Charles (dont elle était colistière pour la Ligue régionale de l’Est, Ndlr.) la seule habilitée à désigner les cinq représentants de l’Est à l’Assemblée fédérale », accuse-t-elle. Deux affaires dont les sentences sont très attendues dans le monde du football camerounais.

Arthur Wandji


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